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ACTUS 66 CORONAVIRUS
MàJ vendredi 29 mai 2020

vendredi 29 mai 2020

VENDREDI 29 MAI , 15h30

ASA / télétravail / garde d’enfants : Rien ne change

Suite aux déclarations du premier ministre et du ministre de l’Education ce jeudi 28 mai au soir au sujet de la suite du déconfinement... rien ne semble changer sur les grandes lignes, pour les 3 voire 5 semaines à venir :

  • protocole sanitaire appliqué de façon identique pour l’instant.
  • au sujet des autorisations d’absence spéciales ou le télétravail pour garde d’enfant, rien n’a été abordé - donc pas de changements en vue. La FAQ du ministère n’a pas été mise à jour depuis, donc les règles actuelles sont toujours en vigueur (MàJ du 22 mai).
  • M. le Dasen nous a confirmé oralement que de possibles nouvelles consignes nationales n’étaient pas arrivées encore ce vendredi après-midi, veille de weekend prolongé de la Pentecote. On doit donc continuer à envoyer nos demandes actuelles aux IEN durant au moins une semaine - autant dire, jusqu’à nouvel ordre, et une lettre sera envoyée dès cet après-midi aux écoles à ce sujet pour confirmer ce prolongement dans la gestion des demandes. Nous avons fait la demande que, dans un souci de communication plus efficace auprès des collègues, tous puissent directement recevoir cette information attendue par nombre d’entre eux...
LUNDI 25 MAI

Pour le moment, en cet instant précis, au jour d’aujourd’hui, là, présentement...

Pas de nouvelles quant à une organisation différente pour la deuxième étape du 2 juin. A priori, protocole sanitaire maintenu en l’état, donc capacités d’accueil des élèves et organisations diverses inchangées...

... Pour le moment, semble-t-il, a priori, en l’état actuel de notre manque d’informations, au conditionnel ...

Prochain épisode flou au prochain épisode flou... ou à la prochaine annonce médiatique sur BFM ou sur une matinale radio... ou pas...

CTSD spécial reprise, du mardi 19 mai

Lors du CTSD de ce mardi 19 mai, le DASEN a présenté son « plan de reprise ».
Les représentants du SNUipp 66 et de la FSU 66 ont vivement critiqué la gestion départementale de la dernière période. Nous avons critiqué le fait que des consignes contradictoires soient données d’une circonscription à une autre, sans qu’un cadre clair départemental soit posé.

Nous avons aussi dénoncé la situation de certaines écoles du département face aux contraintes sanitaires, notamment celles de la ville de Perpignan.

Nous avons demandé à ce que la nouvelle période à partir du mardi 2 juin soit mieux préparée par notre hiérarchie, sans répéter par exemple les épisodes hallucinants du plan de reprise départemental reçu dans les écoles le lundi 11 mai vers 17h, ou le message du cabinet de la rectrice renvoyant à la FAQ ministérielle, envoyé le mardi 12 mai. Belles anticipations, on se sent soutenus et "managés" comme jamais... D’autres ont percuté des icebergs et coulé pour moins que ça...

En guise de réponses du DASEN : tout va bien, tout est sous contrôle, ne vous inquiétez pas et ne soyez pas alarmistes !

Nous avons répondu que le fossé entre ce que vivent les personnels sur le terrain et le ressenti de notre administration est énorme et qu’il était temps que le DASEN en prenne la mesure.

Le point sur la garde d’enfant et les autorisations d’absences :

voici ce que dit la Foire Aux Questions du ministère (mise à jour le 22 mai à 18h) … pour le moment !
(FAQ à retrouver en cliquant ici :)

« Les personnels qui, du fait de la fermeture des crèches et établissements scolaires, n’ont pas de solution de garde pour leurs enfants se voient proposer d’exercer leur fonction à distance.
Si le travail à distance n’est pas possible
compte tenu des fonctions exercées ou de circonstances particulières, ils peuvent solliciter une autorisation spéciale d’absence (ASA). Cette autorisation est accordée à raison d’un responsable légal par fratrie sous réserve de justifier de l’absence de solution de garde. Les parents qui ne souhaitent pas scolariser leur enfant alors même que la classe de ce dernier a ouvert sont regardés comme sans solution de garde dès lors que le retour à l’école se fait sur la base du volontariat.
Les personnels enseignants sont prioritaires pour l’accueil de leurs enfants en crèche ainsi que dans les établissements scolaires. »

Voici donc un exemple de mail à envoyer à votre IEN, si vous êtes dans cette situation :

Monsieur l’Inspecteur/Madame l’Inspectrice

Conformément aux indications de la Foire aux Questions du site du ministère de l’Education Nationale, je vous informe que je n’ai pas de solution de garde alternative /que je ne souhaite pas scolariser mes enfants de moins de 16 ans.
Je vous remercie de bien vouloir me confirmer que je suis ainsi autorisé.e à télétravailler à compter du 2 juin.
Veuillez croire, Monsieur l’Inspecteur/M. l’Inspectrice, en mon attachement au service public d’éducation.

DIMANCHE 10 MAI

Et les collègues AESH dans tout ça ?

Après l’annonce de réouverture des écoles à partir du 11 mai, le flou a régné !
Longtemps en attente du protocole sanitaire et de consignes claire pour les personnels, il reste à l’heure actuelle pas mal de questions sans réponse.
Les personnels AESH en particulier ne savent toujours pas quels sont leurs droits.
Voici un extrait de la circulaire ministérielle parue le 4 mai, où il aurait pû être question des AESH.
 « Une attention particulière est portée au retour progressif à l’école des élèves en situation de handicap afin d’informer les familles des modalités d’accueil définies pour respecter la doctrine sanitaire. »
Pour le SNUipp-FSU, cette priorité doit s’accompagner de consignes claires sur ce qui concerne le service des AESH qui sont les grands oubliés des communications du ministère. Le SNUipp-FSU a adressé un courrier au ministre pour lui demander de clarifier la situation, dans le respect des consignes sanitaires.
 
En attendant, voici ce que nous pouvons dire :
 
Comme pour les enseignants, lundi 11 mai, la cloche sonnera le retour des AESH dans les écoles.
 
Plusieurs raisons peuvent faire que vous ne reprendrez pas votre poste :
 

  • Vous êtes une personne à risque (liste en suivant le lien suivant https://www.gouvernement.fr/info-co...) ou quelqu’un de votre entourage l’est : vous devez envoyer un mail pour en informer votre coordonnateur (Mme Rodriguez : coor.avs66@ac-montpellier.fr
    ou M. Bergonzoli : coor.avs2@ac-montpellier.fr) et le directeur ou la directrice de l’école.
     
  • Vous avez un ou des enfants de - de 16 ans, et vous n’avez pas de mode de garde. Envoyez ce message à votre coordonnateur et au directeur :
    Monsieur … /Madame …
    Je vous informe que je n’ai pas de solution de garde alternative concernant mon/mes enfant(s) de moins de 16 ans jusqu’à fin mai (voir attestation sur l’honneur en pièce jointe).
    Veuillez croire, Monsieur … /Madame. …, en mon attachement au service public d’éducation.

     
  • L’organisation de l’école ne permet pas l’application du protocole sanitaire (manque de matériel ou distanciation impossible). Avant de reprendre votre poste aux côtés des élèves que vous accompagnez, vérifiez que le protocole sanitaire peut-être mis en place pour vous.
    Vous devez disposer de 2 masques par jour (1 de plus si vous assurez le temps méridien en plus) et un espace pensé pour vous à 1m de distance des élèves, de préférence pas en face d’un élève.
    Nous vous rappelons que vous ne pouvez et ne devez pas prendre en charge un groupe d’élèves seul-e.
     
    Prévenir par mail en pointant tous les problèmes non résolus avec l’équipe :
  • votre coordonnateur
  • l’IEN ASH, M. Garcia 04.68.66.28.16 ou ce.ien66ash@ac-montpellier.fr
    faire une fiche RSST ou DGI (le directeur doit en avoir) à envoyer au CHSCT : chsct-sec.d66@ac-montpellier.fr
  • prévenir le SNUipp-FSU 66 : snu66@snuipp.fr
SAMEDI 9 MAI soir

Autorisations d’absences / Garde d’enfants : le SNUipp-FSU obtient la prolongation !

13 avril 2020 : Macron annonce la réouverture des écoles
7 mai 2020 : Après 24 jours de silence à tous les étages (ministère, rectorat, DSDEN), notre administration daigne informer les personnels de leurs droits sur la garde d’enfants…

 
Voici un message reçu d’une collègue du département qui résume bien la situation :
« Cher collègues du SNUipp-FSU,
Mon IEN me demande d’être à l’école le 11 mai. Je lui dis donc que je ne sais pas puisque mon ministre ne me dit pas si je peux garder mes enfants qui ne seront pas accueillis tous les jours avec les groupes tournants (en primaire), ou seulement plus tard (en 6ème et 5ème) ou pas accueillis du tout (niveaux qui ne reprennent pas en primaire, 4ème et 3ème en collège) !
Mes collègues me demandent si je serai là puisqu’il faut répondre à l’IEN pour hier, prévoir la rentrée pour avant-hier et prévenir le maire ! Le maire appelle ma directrice pour savoir combien il y aura de groupes et donc d’enseignants ! Je dis aux parents d’élèves que je ne sais pas puisque mon ministre et mon IEN ne me disent toujours rien ! Mes parents d’élèves me disent que leur patron demande s’ils seront là et ils ont besoin de savoir si je suis là pour leurs enfants !
Je n’en peux plus… Pourquoi tant de mépris de notre administration ? »

 
Si le SNUipp-FSU a souvent accusé le ministère Blanquer d’amateurisme, cette fois il n’en est pas question… cette fois c’est bien du cynisme et de l’irrespect envers les enseignant.es du 1er degré, c’est de l’indécence envers celles et ceux qui sont aussi à la fois enseignant.es et parents.
Il aura donc fallu 24 jours avant que notre hiérarchie apporte un début de réponse
aux enseignant.es qui sont également parents ! Sans circulaire, sans note de service mais en catimini… d’ailleurs, vous n’avez peut-être pas encore connaissance de cet écrit : il a été transmis par le DASEN aux IEN qui doivent l’envoyer aux directeurs et directrices chargé.es de l’envoyer à leur tour aux adjoint.es… Pratique non ?
Est-ce trop demander de communiquer les informations importantes à toutes et tous, sur nos boîtes professionnelles, comme c’est le cas lorsque le ministre nous envoie ces vidéos d’autosatisfaction ?

 
Le 7 mai, le DASEN des Pyrénées-Orientales, a donc édité un « Plan de reprise », document dans lequel il est enfin mentionné (en plus des situations déjà connues qui donnent droit à se placer en télétravail) que «  les agents confrontés à des problèmes de garde d’enfant(s) de moins de 16 ans sans solution de garde alternative jusqu’à la fin du mois de mai » doivent transmettre leur demande à leur supérieur hiérarchique.
 
Voici donc un exemple de mail à envoyer à votre IEN, ce week-end, si vous êtes dans cette situation :

Monsieur l’inspecteur/Madame l’Inspectrice
Suite à la parution du plan de reprise départemental de la DSDEN le 7 mai, je vous informe que je n’ai pas de solution de garde alternative concernant mes enfants de moins de 16 ans jusqu’à fin mai (voir attestation sur l’honneur en pièce jointe).
Je vous remercie de bien vouloir me confirmer que je suis ainsi autorisé à télétravailler.
Veuillez croire, Monsieur l’Inspecteur/M. l’Inspectrice, en mon attachement au service public d’éducation.

Sophie (34) - Le retour à l’école sur la base du volontariat est-il aussi la norme pour les enseignants qui souhaitent garder leurs enfants ?
Sophie Béjean, rectrice - Les parents sont libres de mettre ou non leur enfant à l’école. Si ces derniers travaillent, et s’ils n’ont pas de solution de garde alternative, ils peuvent bénéficier jusqu’au 1er juin d’un dispositif de télétravail, ou d’une autorisation d’absence si le télétravail est impossible. Au sein de l’Education nationale, les personnels qui sont parents et qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas remettre leur enfant à l’école et qui n’ont pas de solution de garde alternative, peuvent bénéficier jusqu’au 1er juin des mêmes dispositions.

SAMEDI 9 MAI

Garde d’enfant malade : le SNUipp-FSU obtient une réponse officielle !

Le "plan départemental de reprise" signé du DASEN stipule bien que les enseignants peuvent garder leur enfant à la maison !

Ce document a été envoyé jeudi 7 mai vers 16h00 aux IEN. Charge à eux de le transférer aux Directrices et Directeurs (tous l’ont-ils fait ?). Enfin, la Directrice ou le Directeur doit le transmettre aux enseignants ...
Si on voulait allonger le circuit de diffusion, on ne s’y prendrait pas autrement !
La Rectrice, elle, a envoyé un mail à tous les enseignants de l’académie ... Mais il ne nous était pas destiné ! Vaut mieux en rire qu’en pleurer, comme on dit ...

Consultez le plan départemental de reprise en cliquant ici.
MERCREDI 6 MAI

Pour débloquer les situations, le SNUipp-FSU intervient à tous les niveaux : IEN, DASEN, Rectorat et Ministère. La preuve sur le site du SNUipp-FSU national :

ASA pour garde d’enfants

Le ministre a indiqué au SNUipp-FSU que les autorisations spéciales d’absence (ASA) pour garde d’enfants sont réactivées pour la période du 11 mai au 2 juin.

Lors du comité technique ministériel du mardi 5 mai, le ministre en réponse aux interrogations du SNUipp-FSU a indiqué que les ASA pour garde d’enfants sont réactivées pour la période du 11 mai au 2 juin. Pour la suite, les annonces sont pour l’instant plus restrictives comme pour toutes et tous les salariés.

Dans certains départements, des DASEN et des IEN tentent d’imposer des procédures tirées de l’hypothèse mentionnée par le Premier ministre concernant une « priorité pour les enfants d’enseignants. » Celle-ci ne s’est pour l’instant pas concrétisée dans les textes.

En effet pour l’heure, la circulaire du ministère du 4/05/20 sur la "reprise”, définit comme suit les élèves prioritaires.

« Des groupes multi-niveaux peuvent être constitués pour scolariser des élèves prioritaires dont les cours n’ont pas repris et correspondant aux catégories suivantes » :

  • les élèves en situation de handicap ;
  • les élèves décrocheurs ou en risque de décrochage ;
  • les enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire et à la continuité de la vie de la Nation, définis par la ligne directrice de gestion du 13/03/2020 publiée par le ministère de la santé. A ce jour, les enfants d’enseignants n’y sont pas mentionnés.
  • Dans la mesure du possible, il est également tenu compte des élèves relevant d’une même fratrie.

En conséquence, les personnels qui ne peuvent scolariser leurs enfants sont en droit de faire valoir l’obtention d’ASA. Ils ne doivent pas hésiter à solliciter le SNUipp-FSU de leur département en cas de difficulté.

Attention cependant : aucune circulaire ou note administrative n’est encore descendu de Paris pour permettre encore à la DSDEN66 d’appliquer cette clarification ministérielle. Patience...

MARDI 5 MAI soir

CIRCULAIRE DE REPRISE LE 11 MAI : LE SNUIPP-FSU 66 DONNE SON AVIS !

ENFIN ! Voici la 1ère circulaire nationale concernant la réouverture des écoles, annoncée par E.Macron le lundi 13 avril ! Cette circulaire est sortie ce lundi 4 mai (elle est disponible sur le site du ministère mais n’a toujours pas été diffusée sur les boites professionnelles). Quel manque de considération !
Cela fait donc 4 semaines que les personnels sont dans l’attente d’un cadrage national.
4 semaines pendant lesquelles Blanquer se multiplie dans la presse, en oubliant d’informer préalablement les professionnels qui constatent régulièrement les contradictions du ministre... en attendant la fin de la récréation !
4 semaines que certains IEN imposent des décisions aux équipes en dépit de tout cadrage national, avec des incohérences, des pressions inacceptables et des différences plus que notables entre circonscription. La cacophonie est partout, à tous les étages.

Le SNUipp-FSU intervient à tous les niveaux pour défendre les conditions de travail des personnels auxquels il essaie de donner quelques repères.

Après le décryptage du protocole national, voici le décryptage « à chaud » de la circulaire nationale.

MARDI 5 MAI

Nous n’avons toujours pas d’informations concernant la garde de nos enfants.
Le DASEN, contacté aujourd’hui, nous indique qu’une note de la DGRH (Direction Générale de Ressources Humaines au Ministère) va paraître.
Nous lui avons rappelé que de très nombreux collègues attendent cette information pour s’organiser autant professionnellement que personnellement.

Puisque cette information primordiale et urgente ne nous arrive pas, allons poser la question au Premier Ministre !
Voici le numéro de téléphone de Matignon, où nous vous invitons à poser la question de notre droit à garder nos enfants : 01.42.75.79.15

LUNDI 4 MAI soir

Circulaire de reprise : elle est parue, mais ...
A consulter en cliquant ici.

Il n’y a rien dans cette circulaire sur le sujet qui préoccupe les enseignants-parents actuellement : la garde des enfants.
Le SNUipp-FSU 66 incite les collègues qui se posent la question de la garde de leur enfant à écrire à leur IEN en décrivant leur situation pour demander clairement s’ils pourront garder leur enfant après le 11 mai.
Envoyez une copie de votre courrier au SNUipp-FSU 66, et de la réponse écrite de votre IEN.

DIMANCHE 3 MAI soir

Retrouvez le décryptage made in SNUipp-FSU66 de ce protocole sanitaire ici

DIMANCHE 3 MAI

11 Mai 2020 : Le SNUipp-FSU 66 s’adresse au Directeur académique.

Monsieur le directeur académique,

Voila donc trois semaines que le président a annoncé la réouverture des écoles. Trois semaines pendant lesquelles il a fallu patienter, écouter le ministre Blanquer donner des « pistes », patienter, entendre le premier ministre démentir le ministre, patienter, attendre le protocole sanitaire qui sera prêt le 1er mai, patienter, puis attendre finalement le 4 mai…

L’impréparation du ministère a laissé place à l’amateurisme, l’amateurisme a maintenant laissé place au cynisme. C’est ainsi que les personnels de l’Education Nationale qui contactent massivement le SNUipp-FSU 66 ressentent la situation actuelle et la préparation de l’après 11 mai. Avec beaucoup d’inquiétudes légitimes mais aussi avec beaucoup de colère. Cynisme car pendant ce temps, toutes et tous sont submergés d’injonctions, surtout orales, de leur hiérarchie, contradictoires d’une circonscription à l’autre. Ce sont ces personnels qui assurent le lien indispensable avec les maires qui, pour leur part, souhaitent mettre tout en œuvre afin que la sécurité sanitaire soit au rendez-vous.
Tel est le quotidien de l’ensemble des équipes enseignantes et plus particulièrement des directeurs et directrices. Ils doivent préparer le 11 mai et surtout le 12 en relation avec les services municipaux, les familles, à partir de quoi ? De rien, de vent, de suppositions, d’hypothèses.

Rien, pas de circulaire de cadrage, pas de protocole sanitaire !

Transmettre du vent à ses collègues, aux municipalités et à leurs agents, aux familles et par conséquent à nos élèves, n’est pas une tâche aisée et elle ne devrait pas nous incomber. C’est encore une fois la précieuse conscience professionnelle des personnels sur le terrain qui palie les carences de notre administration à la dérive.
Il nous semblait, mais cela a peut-être changé sous le ministère Blanquer, que les fonctionnaires recevaient leurs instructions hiérarchiques par le biais de circulaires et pas sur BFM TV. Il nous semblait que la situation sanitaire était tellement préoccupante que des notes de service allaient arriver ! Nous nous trompions. C’est pourtant dans pareille situation que des messages clairs sont la preuve de toute la considération accordée aux personnels. Nous en venons à nous demander si tous les IEN du département ont participé au même conseil d’IEN devenu maintenant célèbre, tant les réactions et comptes-rendus sont différents.

  • Ainsi, des inspecteurs de l’Education Nationale sous votre autorité demandent aux équipes enseignantes, aux directrices et directeurs de rédiger un protocole d’accueil qui ne se base sur… rien ! Et surtout pas sur des normes sanitaires strictes à appliquer dans l’intérêt des élèves, des familles, des personnels, des citoyens…
  • Ainsi, des inspecteurs de l’Education Nationale sous votre autorité envoient aux équipes le projet de protocole sanitaire, incomplet, non validé par le ministère … et issu des réseaux sociaux !
  • Ainsi, des inspecteurs de l’Education Nationale sous votre autorité indiquent à celles et ceux d’entre nous qui sont également parents, que leurs enfants seront prioritairement accueillis dans les écoles, voire que, quel que soit leur âge, ils pourront les amener dans la leur (peut-être en passant par la porte de derrière…) sans que notre hiérarchie n’ait rien dit, écrit ou officialisé là-dessus !
  • Ainsi, des inspecteurs de l’Education Nationale sous votre autorité annoncent la fin du télétravail à partir du 11 mai et « tous les enseignants à l’école », même les enseignants-parents en situation délicate pour garder leur enfant.
  • Ainsi, des inspecteurs de l’Education Nationale sous votre autorité imposent aux équipes, plus particulièrement aux directrices et directeurs, un retour prématuré de sondages envoyés aux familles, sans avoir aucun élément d’information à leur communiquer. Imposent aussi parfois une date limite d’information aux familles de l’organisation d’accueil à partir du 12 mai.
    Monsieur le Directeur académique, il est urgent de siffler la fin de la récréation.

Le SNUipp-FSU 66 vous demande de transmettre à l’ensemble des personnels enseignants du premier degré et des AESH, via leurs boîtes professionnelles, un cadre clair sur les conditions de la reprise précisant la position administrative de chacune et chacun (personnels ayant contracté ou ayant été en contact avec le covid-19, personnels ayant une pathologie, personnels ayant des enfants de moins de 16 ans, collègues enceintes, collègues placés en télétravail, personnels n’ayant pas de solution de garde d’enfant, collègues parents d’un enfant en situation de handicap , collègues ayant un conjoint ou un enfant vulnérable au covid-19, etc…). Le SNUipp-FSU 66 ne manquera pas de le critiquer, si celui-ci n’est pas satisfaisant ou s’il présente une rupture d’égalité citoyenne sur le « volontariat » dont l’ensemble des parents bénéficient pour le retour de leurs enfants à l’école, mais il aura au moins le mérite d’exister !

Le SNUipp-FSU 66 vous demande de permettre à toutes les équipes de préparer la réouverture en toute sérénité. Cela implique que l’ouverture le 12 mai, là où les équipes et les municipalités ne sont pas prêtes, ne peut pas avoir lieu.

Le SNUipp-FSU 66 invite tous les conseils d’école à se réunir afin de donner un avis sur les conditions sanitaires locales et sur la réouverture des écoles.

Le SNUipp-FSU 66 invite toutes les équipes qui constateraient des difficultés à saisir le CHSCT, par le biais des fiches RSST, DGI et par des alertes écrites à votre attention.

Veuillez croire, Monsieur le Directeur académique, en notre profond attachement au service public d’Education.
Audrey Corrège, Jérôme Guy et Jean-François Noguès
Co-secrétaires du SNUipp-FSU 66

Télécharger la lettre ici

Parallèlement à ce courrier, nous vous invitons à saisir le CHSCT en complétant des fiches SST.

Le SNUipp-FSU 66 restera mobilisé aux côtés de tous les enseignants du département pour faire valoir leurs droits, même dans la situation actuelle !

VENDREDI 1er MAI

11 Mai 2020 : la santé et la sécurité sanitaire avant tout !

Le Gouvernement a confirmé, en dépit de l’avis de son comité scientifique qui préconise une rentrée uniquement en septembre, la fin progressive du confinement et la réouverture des crèches et des écoles dès le 11 mai, puis celle des collèges la semaine suivante pour les seuls élèves de 6ème et de 5ème, la situation des élèves de lycées sera appréciée ultérieurement. Cette annonce laisse perplexe dès lors que la certitude des conditions sanitaires est loin d’être acquise. Loin de rassurer, l’intervention du Premier Ministre à l’Assemblée nationale le 28 avril, a rajouté de l’anxiété chez les parents et les agent-es concernés.

Question communication, notre Ministre préfère les micros de télévision que les adresses mail des personnels. Nous sommes en effet obligés de scruter les programmes télé pour attraper une apparition de notre ministre-animateur et essayer de décrypter les fanfaronnades à l’emporte-pièce sur les chaînes d’infos en continue ! Dans quel monde vivons-nous !

L’absence de circulaire sur la gestion des personnels a permis à certains IEN de passer leurs messages qui ne s’appuient donc sur aucun texte officiel, le tout à l’oral évidemment ! Comme dirait l’autre, sur un malentendu … En effet, les retours que l’on peut avoir de ces réunions avec les directeurs dans différentes circonscriptions parlent de restrictions fermes d’autorisations d’absences, en particulier pour les gardes d’enfants de moins de 16 ans des enseignants, de reprise pour tous du travail en présentiel, d’organisations locales impossibles (…).

La « souplesse locale » annoncée par Blanquer ne doit pas donner lieu à des consignes différentes d’une circonscription à l’autre, surtout si elles sont en contradiction avec le discours du Ministre et le droit !

Nous attendrons donc la circulaire avant de faire des suppositions. Seules les consignes écrites sont valables ! Il y a cependant fort à parier, en se basant sur les remontées de terrain, que les consignes de notre hiérarchie tenteront de limiter les droits des personnels. Les représentants du SNUipp-FSU 66 seront extrêmement vigilants et interviendront à tous les niveaux si les droits des personnels sont bafoués. Nous serons aussi vigilants pour que chaque école puisse s’organiser librement, dans le respect d’un cadre donné (national ? départemental ?).

Ouverture des écoles le 11 mai : pas sans l’avis favorable du conseil d’école !

Par ailleurs, et c’est le plus important, la réouverture des écoles, si elle a lieu, ne peut se faire que dans le respect le plus strict des règles sanitaires. Elle ne peut être imposée aux personnels enseignants, aux élèves, aux AESH, si la communauté éducative considère que les conditions ne sont pas réunies. De plus, la responsabilité de l’ouverture d’une école ne doit en aucune façon reposer sur la seule décision d’un directeur ou d’une directrice, d’une équipe pédagogique. Les familles et les élus doivent également exprimer leur avis : c’est également une façon de protéger les personnels en imposant une prise de position collective !
C’est pourquoi le SNUipp-FSU 66 exige que le conseil d’école soit réuni, de manière exceptionnelle afin de se prononcer sur la réouverture sur la base du fameux protocole sanitaire national qui paraîtra vendredi 1er mai. L’instance devra vérifier que les préconisations du protocole national sont strictement réalisables, en fonction des spécificités locales, et exiger des mesures supplémentaires, comme par exemple la limitation des effectifs.
Le SNUipp appelle donc l’ensemble des équipes à convoquer au plus vite un conseil d’école exceptionnel qui donnera son avis sur la possibilité ou non de rouvrir l’école. Ce conseil d’école peut se dérouler en visio-conférence, audio-conférence, sur la base d’écrits partagés voire en présentiel le 11 mai en respectant les mesures sanitaires et en veillant à ce que les 3 parties soient représentées (enseignants, mairie, parents d’élèves élus). Même si le caractère réglementaire pourrait être contesté, ce vote ou cet avis donnera une légitimité à la décision qui sera ensuite appliquée.

Que faire si vous estimez que les conditions sanitaires ne sont pas réunies ?

Envoyez un courrier à votre IEN, reprenant tous les points du protocole sanitaire qui ne pourront pas être respectés selon vous. Terminez ce courrier en demandant à votre hiérarchie une réponse sur l’ouverture ou non de votre école.

MERCREDI 29 AVRIL
Le 11 mai, c’est non !

Après le discours du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation nationale confirme l’impréparation du gouvernement sur un retour de l’école le 11 mai, une date qui n’est validée par aucune autorité médicale, rappelle le SNUipp-FSU. Pour le syndicat, l’école ne peut pas être le terrain de jeu du déconfinement et ne reprendra pas le 11 mai.

Après le discours du Premier ministre à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation nationale a décliné son plan de réouverture par voie de presse. « Sans aucun protocole national sanitaire strict à cette heure, il renvoie les décisions et donc les responsabilités aux équipes d‘écoles et aux collectivités territoriales », constate le SNUipp-FSU dans un communiqué publié le 29 avril.

« Alors que les regroupements ne seront autorisés que jusqu’à 10 personnes dans l’espace public, il y aura 15 élèves par classe et donc 16 à 18 personnes selon le nombre d’adultes présents dans chaque classe. Tout cela dans des salles de classe de 50 m2 alors que la Belgique, par exemple, prévoit dans le même temps des normes de 4m2 par élève et 8m2 par adulte… », indique le syndicat qui ajoute que « s’appuyer sur l’impératif de justice sociale alors que la continuité pédagogique prônée avec force par le ministre de l’Éducation nationale n’a fait que renforcer les inégalités scolaires relève du cynisme ».

Quand c’est flou ...

Jean-Michel Blanquer indique dans ses interviews que toutes les écoles devront informer les familles des modalités de retour dans les écoles entre le 4 et le 7 mai, alors même que pour l’heure rien n’est très clair entre les discours au sommet de l’État et les déclinaisons que les rectorats et les IEN tentent de faire, notamment pour les élèves qui doivent être prioritairement accueillis.

Le ministre ose même évoquer « une personnalisation du parcours de l’élève dans un cadre de fréquentation de l’école non obligatoire et en ne sachant pas combien d’enseignants seront véritablement disponibles », s’inquiète le SNUipp-FSU. Et d’ajouter qu’« aucun pays en Europe ne traite le processus de déconfinement de l’école avec autant de légèreté ».

Le syndicat constate que « le gouvernement a clairement fait le choix de redémarrer la machine économique, en proposant aux plus jeunes élèves de retrouver les premiers les chemins de l’école, alors que la proximité y est plus grande et le respect des gestes barrières plus difficilement applicable ». Il semble également selon les interventions du ministre qu’il n’y aurait pas de distinction établie entre les départements « rouge et vert » pour les écoles.

Le SNUipp-FSU, réclame à nouveau « un cadre national de réouverture des écoles validé par les autorités scientifiques et médicales et le temps nécessaire pour engager un travail entre les enseignants, les parents et les élus afin de le décliner localement et le soumettre à l’approbation des conseils d’école ».

Aussi, le syndicat a pris soin de déposer une alerte sociale à compter du 11 mai et, afin d’éviter tout retour précipité, il accompagnera les enseignants et enseignantes sur les modalités d’usage du droit de retrait et du droit d’alerte.

SAMEDI 25 AVRIL

Compte rendu visio-conférence FSU 66 / DASEN au sujet du 11 mai

Les représentants de la FSU et du SNUipp rencontraient le Directeur académique ce vendredi 24 avril 2020 en visio conférence, au sujet de la gestion du retour progressif en classe, à partir du lundi 11 mai.

La situation générale et les conditions de reprise de la classe
Nous avons débuté en condamnant les informations contradictoires données par le Président, le premier Ministre ou encore le Ministre de l’Education nationale. Ces tergiversations ne font qu’alimenter une inquiétude certaine et une anxiété chez les personnels. Selon le DASEN, le Président donne un cap et le Ministre donne la base de travail, une première réflexion. Les échanges actuels avec les organisations syndicales nourrissent le plan de déconfinement qui sera donné par branche.
Nous avons rappelé les conditions préalables données par le SNUipp-FSU au Ministre pour une reprise en toute sécurité (consultables ici). Le protocole national (non encore connu) sera strictement suivi. Sa validation pour chaque école est un préalable obligatoire à l’ouverture de l’école. Nous engageons les collègues, directeurs et enseignants, à être attentifs au respect de ce protocole dans leur école. Si un doute apparaissait, il est nécessaire de prendre contact avec l’équipe de circonscription qui fera une évaluation de ce protocole. Lorsque la mise en place du protocole n’est pas possible, l’école ne devra pas ouvrir. Dans le cas où, malgré l’ouverture de l’école, vous constatiez que le protocole ne peut être respecté, il nous parait légitime de faire valoir votre droit de retrait avec l’établissement d’une fiche DGI.
Le ministère ne proposera pas, à priori, de test aux personnels qui en feraient la demande. Par contre, nous recevrons chacune et chacun 2 masques réutilisables. Le CHSCT départemental se tiendra la semaine du 4 mai pour aborder les mesures de protection des personnels. Notons que dans la quasi-totalité des académies, le CHSCT s’est tenu régulièrement depuis le début de la crise … pas dans la nôtre !

La situation des personnels
Nous avons demandé au Directeur académique comment se déroulera le recensement des personnels qui ne pourront pas reprendre la classe.
Les services de la DSDEN ont déjà identifié le nombre de personnels ayant des enfants de moins de 16 ans. Une enquête académique ou nationale sera très certainement déployée pour connaître les personnels qui ne pourraient pas assurer la classe pour raison de santé. Les personnels, que ce soit pour garder leur enfant (demande d’ASA) ou pour raison médicale, devront se déclarer auprès de la DSDEN. Les modalités seront connues prochainement. Une FAQ au sujet du 11 mai sera mise en œuvre sur le site du Ministère.

Quelles seront les conditions de reprise au collège Jean Moulin (utilisé actuellement en centre Covid) et plus largement dans les écoles du quartier ?
Il n’y aura pas de co-existence centre COVID-collège. Après désinfection, le collège fonctionnera normalement. L’école de la Miranda devrait aussi ouvrir, où un fort taux d’absentéisme est à craindre. Nous invitons les collègues de ces établissements à nous contacter si des problèmes apparaissaient.
Concernant les AESH, nous avons demandé que l’ensemble des contrats soit reconduit. Le DASEN répond qu’il note la demande, la décision ne relevant de son seul ressort.

La reprise de la classe
La journée du lundi 11 mai sera bien une journée de pré-rentrée. Les élèves, si l’école peut ouvrir, sont accueillis à partir du mardi 12 mai. Ce délai de préparation d’une seule journée pour les équipes et les services municipaux, notamment afin de pouvoir satisfaire aux exigences du protocole, est insuffisant.
Nous avons fait remarquer que le fait de rendre le retour à l’école à la libre appréciation des familles posait de sérieux problèmes.
Nous avons clairement signifié qu’il n’était pas concevable que les enseignants mènent de front la classe et l’enseignement à distance tel qu’ils l’auront fait jusqu’au 11 mai. Faire classe pendant 24 heures, la préparer, et ajouter du travail à distance, c’est clairement non. Ou alors, il faut du temps dégagé pour cela.
Le DASEN répond que les organisations des écoles devront être complètement revues, en fonction du nombre d’élèves et d’enseignants présents.
Nous avons alors demandé à ce que chaque école puisse trouver l’organisation qui lui convient. Il nous a été répondu que les organisations seraient forcément locales.
A propos des effectifs des groupes d’élèves, les chiffres de 10 élèves pour les PS/MS et 15 élèves pour les autres niveaux sont bien des maximums. Pour le SNUipp-FSU, les groupes ne devront pas dépasser 10 élèves en élémentaire et 5 en maternelle.
Concernant les dispositifs ULIS, le DASEN précise que les élèves de niveau CP et CM2 peuvent reprendre la classe à partir du 11 mai. Toutefois, les inclusions ne reprennent pas ; les élèves restent dans leur classe.
L’accueil des enfants de soignants se poursuivra après le 11 mai, par des enseignants toujours volontaires mais ne devant pas reprendre la classe et pour les élèves de niveaux autres que GS, CP et CM2.
A propos de la restauration scolaire, plusieurs pistes sont envisageables. Le protocole sanitaire sera à appliquer. Si la restauration était maintenue telle qu’elle existait, des adaptations seront nécessaires comme adapter le nombre de services ou la plage horaire. Une autre piste pourrait aussi être d’envisager d’autres types de repas.
Enfin, les projets d’école ne sont pas à remettre pour la fin d’année comme prévu. La phase d’élaboration reprendra au mois de septembre.

VENDREDI 17 AVRIL

11 mai ? Un retour à l’école qui soulève doutes et inquiétudes…
Avec l’annonce de la réouverture progressive des écoles dès le 11 mai le Président de la République a créé la surprise et surtout l’incompréhension à la fois dans la profession enseignante, mais également au sein de la communauté scientifique et médicale ou encore dans l’opinion publique.
Le SNUipp-FSU 66, principal syndicat des professeurs des écoles, prend acte des annonces du Président. Son allocution soulève toutefois de nombreuses questions…

Des inquiétudes quant à la situation sanitaire à l’école : Le retour progressif à l’école à partir du 11 mai laisse songeur quand dans le même temps tous les lieux publics restent fermés ! Les jeunes élèves ne peuvent pas respecter facilement les gestes barrières et peuvent être porteurs sains du virus. Comment éviter une nouvelle flambée épidémique quand près de 900.000 professeurs et 12 millions d’élèves seront rassemblés en classe ? Sans parler de la sieste en maternelle, des parents nombreux devant le portail, des repas à la cantine… Cette annonce n’est pas du tout sérieuse. De plus, comme l’a demandé le CHSCT ministériel du 3 avril, il faudrait pouvoir tester tous les personnels et élèves avant la reprise, mais aussi proposer des protections adaptées en grand nombre…

De l’incompréhension par rapport à l’absence de dépistage massif : à l’échelle du pays, seul un dépistage massif pourrait permettre d’isoler et de soigner rapidement tous ceux qui sont atteints du virus. Mais annoncer que le dépistage ne sera proposé qu’aux personnes qui ont des symptômes, c’est acter qu’on ignore la période d’incubation et qu’on laisse circuler le virus !

Des interrogations sur les motivations de ces choix : le Président laisse entendre qu’il faut vite rouvrir les écoles pour accueillir les élèves, afin que les parents puissent retourner travailler et relancer l’économie rapidement. Mais la priorité devrait être la santé de la population et non l’impact économique ! C’est ce qui devrait motiver l’ensemble des décisions, à commencer par la fermeture temporaire des entreprises non-essentielles, pour se concentrer sur la lutte contre la pandémie.

Des doutes quant aux bonnes intentions affichées pour « le jour d’après » : la crise actuelle a montré le rôle essentiel des Services Publics, la nécessité de lutter contre les inégalités sociales, les efforts à fournir du point de vue écologique, l’importance des soignants en première ligne et des métiers de la « 2ème ligne », dont les enseignants…
Il faut donc repenser le logiciel sur le plan économique, social et écologique ! C’est la raison pour laquelle des organisations associatives et syndicales dont la FSU ont publié une tribune :

VENDREDI 10 AVRIL

la FAQ Covid-19 du SNUipp-FSU

Le SNUipp-FSU a mis en place un site dédié aux questions les plus posées concernant la pandémie du Covid-19, sur le fonctionnement de l’école et les droits des personnels : https://covid-19.snuipp.fr/ Le SNUipp-FSU vous apporte des réponses succinctes et claires dans cette période où nous subissons ordres et contre ordres en permanence.

Accédez à la FAQ en cliquant ici.
MERCREDI 1er AVRIL
Flicage des familles :
Ne pas envoyer d’informations nominatives !

Les collègues de la circonscription Perpignan 1 ont reçu la demande de compléter et renvoyer un tableau à leur IEN avec les informations suivantes, pour chaque classe (les autres circonscriptions arriveront certainement ensuite !) :

  • Nom des élèves que vous n’avez pas pu contacter
  • Élèves que vous avez contactés mais qui n’effectuent pas le travail donné
  • Raisons fournies par les familles
  • Nombre Total d’élèves à aider à la reprise

La confiance envers les enseignants attendra !

Cette demande pose la question de la confidentialité des informations et de la légalité de la demande. Au moment où le respect de la RGPD interdit l’établissement de listes nominatives avec des informations personnelles, comment répondre favorablement à cette demande ?
Les parents d’élèves sont-ils informés que leur nom figure sur une liste de mauvais élèves ?
Nous contactons le responsable départemental de la FCPE immédiatement pour l’informer de cette demande.

De plus, ce sont toujours les enseignants qui ont contacté directement les familles pour proposer à leurs enfants un stage de remise à niveau ou une séance d’aide personnalisée. Pourquoi notre administration aurait besoin du nom des élèves concernés ?

En conséquence, le SNUipp-FSU 66 donne comme consigne :
  1. Ne pas renvoyer ce tableau à votre IEN.
  2. Pour celles et ceux qui voudraient tout de même faire remonter des informations, surtout ne pas mentionner le nom des familles ! Un état des lieux chiffré anonyme suffit amplement à nos IEN !
LUNDI 23 MARS

Réception hier soir d’un courriel du DASEN, puis de la Rectrice, relayant chacun un ordre Ministériel.

Nouveautés :

  • Élargissement des professions dont nous devrons accueillir les enfants.
  • Demande de dépôt de documents à l’école pour les familles sans Internet.

A ce sujet, les 5 sections départementales du SNUipp-FSU de l’académie ont adressé une lettre ouverte à la Rectrice. La consulter en cliquant ici.

Réaction du SNUipp-FSU 66, envoyée à l’ensemble des enseignants du département :

La photocopie peut tuer, une consigne simple : restez chez vous !
Le SNUipp-FSU 66 tient à être clair : le temps est venu de faire enfin preuve de « bon sens » !

Alors même que tout le corps médical nous supplie de rester chez nous, confinés, à l’écart de toutes relations familiales, sociales, sportives, amicales …

Alors que le nombre de morts ne cesse d’augmenter en France, et, au même moment notre cher Ministre, relayé par la Rectrice et le Directeur académique nous demandent de nous rendre dans nos écoles pour déposer des photocopies et indiquent aux familles de cocher la case « déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité ». Notre Ministre a-t-il entendu SON premier ministre qui indiquait à une dame de ne pas se rendre aux obsèques de son amie ?

NON M. Blanquer, le travail scolaire n’est pas un « achat de première nécessité », NON ce n’est pas une « raison impérieuse » pour se déplacer ! Ces propos sont inadmissibles et montrent l’incompétence de notre ministre, une fois de plus ! Chez nous, dans les PO, en France, en Europe, on se contamine, on meurt, on contamine les autres donc on tue !

Ce qui est VITAL c’est de ne pas surcharger les hôpitaux, de limiter le nombre de morts, de stopper l’épidémie !

Ecoute-t-il ce qui se passe chez nos voisins italiens ?

Est-il au courant qu’en Espagne personne ne va chercher de photocopies dans les écoles ?

Ignore-t-il que le virus à plusieurs heures voire jours de survie sur certaines surfaces ?

Nous disons STOP, il faut maintenant respecter les paroles des soignants et non celles du ministre, complètement hors sol.
Après Rectrice et Dasen qui nous demandent de transmettre des lettres aux parents, c’est notre Ministre qui leur promet dans les médias que nous allons les contacter par téléphone individuellement au moins une fois par semaine. Les enseignants, professionnels de l’Education, ont déjà pris toutes les dispositions pour garder le contact avec les familles, y compris le téléphone pour certains. Ils n’ont pas eu besoin de la publicité ministérielle. Le lien scolaire est assuré dans toutes les écoles de France.

Rassurez les parents, dédramatisez la situation ! Il y a plein de manières différentes d’apprendre : la manipulation et les expériences sont les meilleurs biais ! Alors cuisinons, jardinons, jouons aux cartes ou aux petits chevaux, chantons, dansons …

Nous engageons l’ensemble des enseignants à ne pas se déplacer et faire déplacer des parents pour une photocopie !

RESTEZ CHEZ VOUS !

Nous ne sommes pas seuls, au niveau national d’autres interventions ont été faites et rendues publiques sur la suppression de la journée de carence (dont nous avons obtenu la suspension), la protection des agents, le maintien de l’ensemble des droits existants notamment pour les chômeurs et les précaires…

Le SNUipp-FSU revendique :

  • L’accueil des enfants des personnels soignants nécessite clarté et donc un cadrage national. Nos collègues sont nombreux à s’engager volontairement dans cette tâche mais réclament que le ministère fasse assurer la protection sanitaire élémentaire.
  • Une communication claire rappelant que, sauf absolue nécessité justifiée par l’organisation concrète de la continuité du service ou pour l’organisation de l’accueil des enfants de soignants, aucun personnel ne peut être sommé de déroger au confinement, même par le ministre dans les médias.
  • Notre complet désaccord avec la notion avancée par le ministre de continuité pédagogique. Personne n’imagine que nous soyons en situation d’une continuité des apprentissages, d’une possibilité de faire progresser le niveau général et d’éviter un décrochage des élèves en difficultés. Personne n’a d’ailleurs besoin qu’on lui prescrive le nombre de coups de téléphone à passer par semaine.
  • Notre demande d’un moratoire sur les opérations de carte scolaire. Les conditions ne sont pas remplies pour permettre aux organisations syndicales représentatives, aux élu.es, aux parents d’élèves d’être sereinement concertés pour prendre les décisions d’affectations des moyens comme il se devrait.
  • Nous avons saisi les associations de maires pour leur demander d’appuyer notre demande de report des opérations de carte scolaire.

Bon courage à toutes et à tous

N’hésitez pas à contacter l’équipe du SNUipp-FSU 66, toujours mobilisée par téléphone ou par mail.

Gardez la santé, aujourd’hui c’est le plus important.


VENDREDI 20 MARS

Notre administration fait maintenant appel aux volontaires pour accueillir les enfants des personnels soignants les mercredis, samedis et dimanches.

Nous avons écrit au DASEN pour lui rappeler l’obligation de protection de ses personnels. Oui, les enseignants peuvent accueillir les enfants de soignants, mais dans des conditions de sécurité sanitaire optimum.
Lire le courrier en cliquant ici.

Nous avons aussi rappelé que les enseignants mettaient beaucoup d’investissement à maintenir le lien scolaire avec leurs élèves. Ne faisons pas croire aux parents que la pédagogie peut passer entièrement par les écrans et autres ENT. Nous préférons parler de "lien scolaire" plutôt que de "continuité pédagogique".

A ce sujet, la Rectrice a envoyé aujourd’hui une lettre à distribuer aux parents. Au moment où le #restezchezvous est popularisé, elle demande aux enseignants de se déplacer pour laisser des documents en libre service pour les parents d’élèves ! Nous appelons les enseignants à ne pas distribuer cette lettre aux parents d’élèves et plutôt d’écouter les consignes de sécurité données par les services de santé.


MARDI 17 MARS

Face à la situation exceptionnelle, le SNUipp-FSU 66 met à votre disposition un espace d’échanges entre collègues et de questions. Cliquez ici pour y accéder.

Suite à un entretien téléphonique avec M. le Directeur académique, voici les dernières informations  :

  • Conformément à ce qu’a annoncé le Ministre, la présence dans les écoles se fait sur la base du volontariat, pour tous.
  • Le télétravail reste la norme pour les enseignants.
  • Les AESH et les services civiques sont invités à ne pas se rendre dans les écoles.
  • Suite aux dernières annonces du Président de la République, il n’y a aucune obligation de saisir une autorisation d’absence pour tous les personnels. Aucun retrait de salaire ne sera effectué sur cette période.
  • A la demande du DASEN adjoint, des enseignants et enseignantes volontaires se sont signalé.es hier pour assurer l’accueil des enfants de soignants qui n’ont pas d’autres solutions de garde. Si d’autres collègues se portent volontaires, ils doivent en informer leur IEN par mail.
  • Un dispositif d’accueil pour les enfants de soignants va être mis en place dans quelques écoles par circonscription. Nous le communiquerons dès que nous en aurons connaissance.

Le SNUipp-FSU rappelle que la présence des enseignants dans les écoles est basée sur le volontariat pour tous les personnels (adjoints, adjointes, mais aussi pour les directeurs et directrices) et ne doit pas concerner les personnes à risques, les personnes qui assurent la garde de leurs enfants mais également celles et ceux qui ne souhaitent pas s’y rendre, avec leurs craintes légitimes (matériel de protection, risques divers, etc...). Aucun grief et aucune pression ne peuvent être adressés à leur encontre.

Le SNUipp-FSU rappelle également son attachement aux services publics, bien malmenés ces dernières années, qui sont un rempart indispensable face à des situations comme celle que nous vivons. Dans ce contexte, la solidarité avec les soignants et le service public de santé, qui œuvrent à la protection de toutes et tous, est nécessaire.


DIMANCHE 15 MARS A 14H00

Urgent Coronavirus :

Notre décryptage des dernières informations suite à l’intervention du Ministre de l’Education Nationale ce matin et au mail de la Rectrice reçu à 13h40.

Jean Michel Blanquer a dit : « Dans la quasi totalité des cas les professeurs qui seront présents lundi le seront parce qu’ils le veulent bien, sur la base du volontariat »

« Jamais ne faire venir quelqu’un pour le principe de le faire venir »

Nos consignes :

  • il n’y a plus d’obligation de se rendre dans les écoles.
  • Celles et ceux qui souhaitent s’y rendre, le feront sur la base du volontariat. Il faut s’assurer en équipe que l’accueil des enfants des personnels soignants soit effectif.
  • Si personne ne pouvait se rendre dans une école lundi, il faudra tout de même prévenir l’IEN de circonscription.
  • Si des injonctions départementales étaient contraires à ce qu’a dit le ministre, contactez le SNUipp-FSU 66.
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SNUipp-FSU 66 : 18, rue Antoine Condorcet, 66000 PERPIGNAN
tel : 04.68.50.78.44 fax : 04.68.50.32.31 mail : snu66@snuipp.fr permanences / plan : cliquer ici